mardi 19 février 2019

État du marché automobile et de l’économie Canadienne en Janvier



État du marché automobile et de l’économie Canadienne en Janvier
Source : Oumar Dicko, économiste de la CADA
L’économie

On s’attend à ce que la croissance de l’économie canadienne ralentisse temporairement au quatrième trimestre de 2018 et au premier trimestre de 2019 en raison des prix du pétrole, qui sont bas.
Le PIB devrait approcher de 1,7 % en 2019, puis continuer sa montée jusqu’à 2,1 % en 2020.
Il y a eu moins d’investissements des entreprises au troisième trimestre de 2018, après l’instabilité accrue des échanges commerciaux durant l’été.
Cependant, ils devraient augmenter dans les secteurs autres que l’industrie de l’énergie en 2019.
Le nouvel AEUMC entériné récemment et les mesures fiscales annoncées par le gouvernement fédéral qui permettront aux sociétés de radier une plus grande part de leurs coûts d’immobilisation la première année d’un placement devraient donner un coup de pouce aux investissements.
L’économie canadienne a ajouté 67 000 emplois en janvier et réalisé de solides gains dans le secteur privé et dans celui des services.
Cependant, le taux de chômage a atteint 5,8 %, signe que plus de Canadiens cherchaient du travail.
L’inflation de l’indice des prix à la consommation (IPC) est montée à 2,0 % en décembre.
Les prix de l’énergie plus bas ont été compensés par ceux, plus élevés, de divers services, dont le transport aérien et les services téléphoniques.
Si on exclut l’essence, l’inflation a augmenté à 2,5 % en décembre.
La Banque du Canada a maintenu son taux d’intérêt directeur à 1,75 %, sur la base d’une croissance plus lente prévue pour 2019, de la baisse des prix du pétrole et de l’incertitude causée par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.
Indicateurs économiques clés
Croissance du PIB au T3 2018
↑2,0 %
Taux de chômage
↓5,8 %
Inflation de l’IPC
↑2,0 %
Croissance des ventes au détail
↓0,9 %
Croissance des exportations
↓2,9 %
Dépenses des ménages
↑0,3 %

Marché du véhicule neuf – Clôture de l’exercice
Tableau : Ventes de véhicules légers neufs — Janvier 2019 et cumul annuel


Sur le marché automobile, les ventes de janvier ont baissé de 7,3 % par rapport à la même période en 2018.

Les ventes totales de janvier se sont établies à 108 800 unités, une baisse qui les amène à un niveau comparable à celui de 2016.
Elles demeurent supérieures à la moyenne depuis quelques années.
Bien que plusieurs segments et marques aient affiché un déclin, la part de marché du segment des camions continue d’augmenter.
Les camions ont représenté plus de 75 % de toutes les ventes de véhicules. Dans l’ensemble, les ventes de voitures avaient baissé de 13,7 % et celles de camions, de près de 5 %.
Pour ce qui est du reste de l’année, on peut difficilement faire des prévisions basées sur les résultats de janvier.
On aura cependant un portrait plus clair de l’état du marché en 2019 après le premier trimestre et le printemps.


Tableau : Ventes de véhicules, janvier, en glissement annuel

Tableau : Part de marché des voitures et des camions, en glissement annuel


Faits saillants – segments et constructeurs
Les ventes de la marque FCA sont celles qui ont baissé le plus en janvier, soit de 20,1 %.
Hyundai ouvrait le bal avec une hausse de 22,4 % par rapport à l’année dernière
·         suivie par Mitsubishi (↑15,9 %)
·         Toyota (↑14,4 %)
·         et Kia (↑9,1 %).
Du côté des véhicules de luxe;
·         Genesis continue de faire des progrès, comme en témoigne une hausse de 70 % comparativement à l’an dernier.
·         Volvo, Lexus et Porsche ont aussi bien fait, avec des hausses de 20,3 %, 11,6 % et 2,4 % respectivement.
Cependant, la plupart des marques de luxe ont reculé depuis l’an dernier, y compris;
·         Mercedes (↓19,0 %)
·         BMW (↓12,2 %)
·         Audi (↓13,3 %)
·         Acura (↓17,4 %)
·         et Infiniti (↓17,8 %).








Capsule Web Guru Comment calculer le coût par Lead sur internet



Capsule Web Guru
Comment calculer le coût par Lead sur internet


·                     ·         Pourriez-vous acquérir des clients en ligne pour moins de 36.50$, soit la moyenne du cout d’acquisition d’un client off-line ?

·                     ·         Peut-être, mais cela dépendra toujours de ce que vous vendez sur Internet. En général, plus vos produits ou services sont vendus chers sur le web, plus les couts d’acquisition des e-clients sont élevés…

·        Avant d’aller plus loin,  un petit rappel sur ce que sont vraiment le « lead » et l’acquisition du client:

·        Que l’on parle d’e-marketing, ou plus spécifiquement de Marketing Digital Automobile ou encore de E-CRM (Gestion digital de la relation avec la clientèle, GRC en français), la démarche d’attraction du prospect s’appelle le lead (ou « acheminement », en français), mais ce mot signifie surtout une démarche web marketing stratégique et appliquée, visant à faire venir des internautes à un endroit précis, pour effectuer une action de tout type, menant éventuellement et incluant un achat (ex: création de profil membre, réponse à un sondage, téléchargement de coupons…).

·                     Si le prospect effectue une action d’achat sur le site, nous parlons alors d’acquisition (ou transformation, puisque justement, le prospect est « transformé » en client).

·                     Notez que les stades de « Prospect » et « Client », ne sont pas les seules étapes dans l’évolution du « Customer », car celui-ci peut devenir client fidèle, récurrent, recommandeur ou prescripteur. Parfois même il se transforme en contributeur ou en apporteur d’affaire…



Quelques termes à éclaircir en Marketing Digital Automobile

·                     CPC = Cout Par Clic (En anglais, Cost per Click OU PPC, soit Pay Per Click).


·                     CPM = Cout Par Mille (En anglais, Cost per thousand, CPT)


·                     Cout pour un affichage publicitaire unique, calculé sur la base de 1000 affichages, vues ou auditions. On parle parfois de e-CPM car le CPM provient historiquement du offline.


·                     CPI = Cout Par Impression (En anglais, Cost per Impression), utilisé pour quantifier le prix d’un et un seul affichage publicitaire. Il est notamment utilisé pour des affichages éphémères en prime time ou en événementiel.

·                     CPD et CPW = Cost per Day / Cost Per Week, sont utilisés pour des affichages facturés au temps. Certaines régies les utilisent par exemple pour estimer le cout d’un habillage de page ou un interstitiel.


·                     CPL = Cout Par Lead OU Cout Par Acheminement OU Cout Par Action (En anglais, Cost Per Lead)


·                     CPA = Cout Par Acquisition OU Cout Par Transformation (En anglais, Cost Per Acquisition). Il est utilisé pour quantifier le montant de budget nécessaire au déclenchement du premier achat sur un site.

·                     CPS = Cout Par Vente (En anglais, Cost Per Sale). Permet d’évaluer le budget pour générer une vente unique, potentiellement répétée).

·                     CPO = Cout par Commande (En anglais, Cost per Order). A ne pas confondre avec le CPA ou le CPS ! il correspond aux frais de fonctionnement in compressibles, permettant de rendre effectif l’ordre d’achat (frais de maintenance techniques, commissions bancaires…)

·                     CAPPING : Le capping est une fonctionnalité proposée par les serveurs de publicité qui permettent de limiter le nombre maximum de fois qu’un internaute est exposé à une publicité durant une période de temps définie.

·                     Par exemple : 3 vues/visiteur/24 heures veut dire qu’après avoir vu la même publicité 3 fois sur un site internet, le visiteur ne la reverra plus apparaître dans les prochaines 24 heures.

·         Maintenant définissons concrètement la formule de calcul du cout par lead sur Internet:

§  Divisez le montant global de votre budget e-marketing (incluant tous les couts internet et e-marketing mais aussi les frais structurels et humains) et diviser cette somme par le nombre d’internautes ayant effectué l’action escomptée.

§  En cas de vente en ligne, pour calculer le cout par acquisition il faut diviser le même budget par le nombre de client uniques ayant effectivement validé un achat.

·                     Cout par lead (CPL) total = Somme des couts e-marketing / Nombre total de leads

·                     Cout par lead marginal (CPLm, par mois) = moyenne mobile des couts e-marketing / Nombre total de leads du mois.

·                     Soit CPLm = [(Cost marketing Mois-1 + prévisionnel du Cost marketing Mois+1) / 2] / Nombre total de leads du mois

·                     Cout par Acquisition (CPA) total = Somme des couts e-marketing / Nombre total de visiteurs ayant effectué un achat


·                     Cout par Acquisition marginal (CPAm, par mois) = moyenne mobile des couts e-marketing / Nombre total de visiteurs ayant effectué un achat dans le mois.

·                     Soit CPLm = [(Cost marketing Mois-1 + prévisionnel du Cost marketing Mois+1) / 2] / Nombre total de visiteurs ayant effectué un achat dans le mois.

·                     Notez que les coûts marginaux sont surtout utilisés pour évaluer les performances de ventes ponctuelles, en général mensuelles.

·                        Les coûts globaux sont plus utiles pour effectuer des bilans trimestriels ou annuels.

·                        Si vous dépensez 150$ en Campagne de liens commerciaux chez Google Adwords, en CPC, pour obtenir 20 visiteurs sur votre site internet, chaque lead vous aura coûté 150 / 20 = 7.50$ par prospect acheminé sur site et ayant effectué une action.

·          ·         Si seulement deux personnes parmi ces 20 inscrits continuent à surfer sur votre site et y achètent finalement un produit, le CPA sera de 150 / 2 = 75$ par client acquis.

·         Ce CPA peut sembler important pour certains et dérisoire pour d’autres, mais l’essentiel est de le comparer au panier moyen, c’est à dire aux montant moyen d’achats effectués sur votre site.

·         Le cas échéant, si le panier moyen est de 365$, Un seul achat pourra en moyenne rembourser votre campagne de liens commerciaux, vous permettre d’acquérir deux nouveaux clients et dégager une marge brute de 215$ (Chiffre d’Aff. 365$ – 150$ de Campagne au CPC).

·         Nous en venons au seuil de performance de campagne de lead ou d’acquisition, qui permet de savoir si une campagne e-publicitaire est rentable, voire profitable. Il se calcule de la façon suivante:

§  Chiffre D’affaire généré par la campagne – Cout total de campagne

·         Si cet indicateur est positif, l’action est envisageable. En revanche, s’il est négatif, vous devez impérativement déclencher une révision de votre tunnel d’achat, le dysfonctionnement pouvant se trouver sur toute la chaine d’approvisionnement, dans des options du mix e-marketing (prix, distribution…), ou même un dysfonctionnement graphique de votre site.

·         Remarque importante en conclusion : en général, sur Internet, le cout d’acquisition d’un nouveau client est trois fois plus élevé que le cout de fidélisation sur la première année de relation avec l’acheteur.


·         Attention cependant, la fidélisation sur le long terme inversera inéluctablement ce rapport. C’est à ce moment qu’entrent en jeu les programmes de fidélisation sur Internet.

vendredi 15 février 2019

Comment la technologie révolutionne le monde du travail

Comment la technologie révolutionne le monde du travail

Source : Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

La transformation numérique touche toutes les organisations, petites ou grandes. Les vagues de changements technologiques sont fréquentes et s’accélèrent, demandant une adaptation constante des entreprises et de leurs employés.
L’intelligence artificielle, l’automatisation et les outils numériques bousculent la structure organisationnelle classique et les façons de travailler.
Quelles sont les nouvelles réalités des ressources humaines dans ce contexte ?
Comment peuvent-elles accompagner ces changements ?
Le virage numérique entraîne une modification intrinsèque des tâches des employés. « La technologie change fondamentalement la manière dont le travail est fait, précise France Dufresne, MBA, CRIA, leader canadienne de la ligne d’affaires Talent chez Willis Tower Watson. Certaines tâches vont être supprimées, faites différemment ou en collaboration avec les technologies. »

À mesure que des outils numériques prennent en charge les actions répétitives ou à faible valeur ajoutée, les postes se professionnalisent.
Le niveau de compétences requis pour les assumer est donc bien plus élevé, ce qui cause une rareté de la main-d’œuvre pour des postes spécialisés.
Une collaboration réinventée
« Les outils technologiques ont également révolutionné les façons de travailler ensemble, accentuant le partage d’informations, et favorisant une structure plus matricielle », constate Marie Chantal Ledoux, CRHA, partenaire principale chez Ledoux Conseils.

On peut désormais travailler en tout temps, de n’importe où, avec n’importe qui. Gérer la main-d’œuvre comme auparavant est impossible. 

« Nous devons parfois casser les paradigmes des gestionnaires pour les amener à adopter un nouveau style de management misant sur la contribution, la responsabilisation et les livrables en mode collaboration, plutôt que sur la présence physique », précise-t-elle. 

Dans un contexte de pénurie de ressources, les RH devraient rester à l’affût des nouvelles pratiques pour favoriser cette collaboration transversale.

L’impact sur la mission des RH

La professionnalisation des emplois entraîne une mutation profonde du recrutement des talents. « Notre rapport à l’emploi a changé et le contrat d’emploi lui-même évolue », selon Mme Dufresne, avec le recours à des bassins d’experts, parfois externes à l’organisation (plateformes de talent, partenariats, etc.), capables de répondre à des besoins ciblés et ponctuels, en dehors du salariat traditionnel.

« On peut dire que la transformation technologique d’une entreprise est réussie lorsqu’elle arrive à faire converger expérience employé, performance de l’organisation et expérience client »
Les ressources humaines doivent également se rapprocher des équipes déjà en place pour mieux appréhender leur nouvelle réalité. Elles pourront ainsi évaluer la capacité des employés à prendre le virage technologique et envisager la formation, la mise à jour des compétences ou le reclassement, selon les profils rencontrés.

La technologie modifie par ailleurs la relation entre employés et ressources humaines. « Elle est en mesure de produire des données dont les RH doivent se saisir pour analyser et mesurer l’impact de la transformation sur le potentiel humain », explique Jean-Sébastien Boulard, CRHA, conseiller principal chez Normandin Beaudry.

La technologie au service de l’expérience employé



« On peut dire que la transformation technologique d’une entreprise est réussie lorsqu’elle arrive à faire converger expérience employé, performance de l’organisation et expérience client » selon M. Boulard. 

Il est donc capital que les RH puissent se rapprocher des fonctions technologiques, pour mieux anticiper et comprendre les besoins humains, et ainsi gérer efficacement le changement. Dans ce contexte, « la technologie doit rester un outil, au service de l’humain, et non le contraire », conclut-il.



Tempête à l’horizon pour le marché de l’occasion en 2019



Tempête à l’horizon pour le marché de l’occasion en 2019

Source : DALE POLLAK, Fondateur de vAuto



À peu près à la même période chaque année, on peut entendre des concessionnaires et des gestionnaires de véhicules d'occasion dire qu’ils désirent acquérir des stocks supplémentaires en prévision des acheteurs bénéficiant d'un remboursement de la taxe sur la vente des véhicules d'occasion.

Chaque année, je mets en garde contre cette pratique pour deux raisons:

Premièrement, les ruptures de stock entraînent souvent l’empilement de vieux véhicules.

Les concessionnaires de vente au détail croient que cela n'arrivera pas souvent et, s'ils le font, ils sont moins nombreux que prévu. Inévitablement, les gestionnaires de véhicules d'occasion finissent par faire des réductions de prix drastiques pour trouver des acheteurs, et le pari n'est pas vraiment rentable.

Deuxièmement, les ruptures de stock constituent en réalité une spéculation.

Dans la plupart des cas, il n’existe aucune donnée précise sur le marché suggérant une demande imminente et entrante.

Les concessionnaires et les gestionnaires de véhicules d'occasion jouent un pressentiment que les faits ne justifient pas.

En fait, je trouve souvent que la décision de stocker des stocks doit presque entièrement à la mémoire des saisons d'imposition passées où le pari a été payant (même si, après avoir travaillé avec une pile de véhicules vétustes ou en détresse.

Cette année, ne sera pas très différente, semble-t-il.

Plus tôt cette semaine, j’ai parlé avec un gestionnaire de véhicules d’occasion du Midwest américain qui s’inquiète des quelque 30 camionnettes hors bail que son concessionnaire a décidé d’acheter pour se préparer à la saison des impôts. Le gestionnaire semble savoir quelque chose que le courtier ignore: les ratios coût / marché requis pour acquérir les parts ne laisseront que peu, voire aucun, de valeur brute initiale si / lorsque les parts sont vendues.

Mais il y a une nouvelle ride cette année dont je ne me souviens pas avoir entendu parler ces dernières années.

Autrement dit, de nombreux contribuables s'attendent à ce que les remboursements de taxe censés générer des achats de véhicules d'occasion ne correspondent pas à leurs attentes.

Cette semaine, des articles parus dans le Chicago Tribune et le New York Times soulignent le fait que le remboursement d'impôt moyen pour 2018 est jusqu'à présent inférieur au montant que les contribuables avaient reçu par le passé.

Les récits montrent également que certains contribuables, qui recevaient auparavant des remboursements chaque année, doivent maintenant des sommes parfois importantes à l'Internal Revenue Service.

La disparité entre ce que les contribuables s'attendaient à recevoir et ce qu'ils obtiendraient ou devraient payer, cette année semble être due à un manque de compréhension de la manière dont les modifications de la législation fiscale en 2017 se dérouleraient - malgré une couverture plus ancienne que celle suggérée par les contribuables au moins revoir leurs déductions et niveaux de retenue pour éviter les surprises futures.

Quoi qu'il en soit, il me semble que la saison des impôts de cette année est marquée par un nuage qui pourrait pleuvoir sur les concessionnaires et les gérants de véhicules d'occasion qui s'approvisionnaient en prévision de l'arrivée de remboursements des acheteurs cherchant à acheter leurs véhicules.