lundi 18 mars 2019

Pourquoi la demande de carburant diesel va exploser en 2020 ?


Pourquoi la demande de carburant diesel va exploser en 2020 ?
Source : Bérislav KOVACEVIC, Auto Infos

Malgré la chute continue des ventes de véhicules neufs à motorisation diesel depuis 5 ans, la demande de carburant gazole suit le chemin exactement inverse depuis 2 ans.

Pourquoi ? Parce qu’une réforme maritime de grande ampleur (MARPOL) va être mise en place dès le 1er janvier 2020. Elle va inciter les gros navires à utiliser du carburant à teneur maximale en souffre de 0,5 % contre 3,5 % pour les fuels lourds actuellement utilisés. Avec 0,1 % au maximum, le gazole y répond parfaitement.

D’autant plus que les investissements nécessaires pour équiper les navires sont largement raisonnables et que la demande politique internationale touche ainsi enfin cette catégorie de très grands pollueurs (pour mémoire, un seul grand navire pollue autant que 1 million d’automobiles) !

Est-ce pour autant une excellente nouvelle pour la filière diesel automobile ?

Pas forcément car la demande devenant (déjà) plus forte que l’offre, les experts estiment que le baril pourrait de nouveau flirter avec les 100 dollars ce qui accentueraient les prix au litre à la pompe et rendraient les véhicules diesel encore plus difficiles à rentabiliser...

Et que les flux internationaux par voie maritime pourraient s’en trouver bouleverser au profit de nouveau de la route et du train.


État de l’économie et du marché Canadien en Février




État de l’économie et du marché Canadien en Février
Source : Oumar Dicko, économiste de la CADA
L’économie
L’économie canadienne a langui au dernier trimestre de 2018. Au rythme annualisé de 0,4 %, le ralentissement a été plus prononcé et plus généralisé que prévu. La consommation des ménages et le marché du logement ont ralenti, malgré une forte croissance de l’emploi et du revenu gagné. Les investissements des entreprises et les exportations n’ont pas été à la hauteur des attentes; ils ont baissé respectivement de 2,7 % et de 3,8 %.
L’emploi a progressé pour le deuxième mois d’affilée. L’économie s’est enrichie de 56 000 postes en février, avec une grande concentration dans les emplois à temps plein. Le taux de chômage s’est maintenu à 5,8 %, alors que le nombre de Canadiens à la recherche d’un emploi n’a pas changé.
L’inflation de l’indice des prix à la consommation (IPC) a légèrement baissé jusqu’à 1,4 % en janvier. Les prix de l’énergie ont chuté de 6,9 %, tandis que ceux de divers autres services, dont le transport aérien, la téléphonie et les voyages, ont augmenté. Si on exclut l’essence, l’inflation a augmenté à 2,1 % en janvier. La Banque du Canada a mis un frein aux hausses des taux d’intérêt sur la base du ralentissement prévu mondialement, de l’incertitude et des tensions commerciales qui pèsent lourd sur la confiance des consommateurs et l’activité économique. Les instances fédérales évaluent toujours les effets des taux d’intérêt accrus, des bas prix des marchandises et de la politique de commerce mondial.
Indicateurs économiques clés
Croissance du PIB au T4 2018
0,4 %
Taux d’intérêt directeur
1,75 %
Taux de chômage
5,8 %
Inflation de l’IPC
1,4 %
Croissance des ventes au détail
-0,1 %
Croissance des exportations
-3,8 %
Dépenses des ménages
0,2 %

Marché du véhicule neuf – Février 2019


Tableau : Ventes de véhicules légers neufs – Février 2019 et cumul annuel
Source : DesRosiers Automotive Consultants Inc.


Les ventes de véhicules légers neufs ont baissé de 3,7 % en février par rapport à cette période l’an dernier. Les ventes totales de février se sont établies à 120 900 unités, quelque 5 000 de moins que pour le même mois en 2018. Cependant, elles demeurent supérieures à la moyenne ces dernières années et parmi les meilleures pour ce mois. Le segment des camions continue de réaliser d’importants gains et a conclu le mois avec des ventes de plus de 90 000 unités, une amélioration de 1,2 % en glissement annuel. Les camions représentent plus de 75 % de tous les véhicules vendus depuis le début de l’année. Par contraste, la tendance à la baisse pour les voitures de tourisme se poursuit. Les ventes de voitures ont baissé de 16,0 % en février et leur part de marché n’est maintenant plus que de quelque 25 %.
Dans l’ensemble, les résultats de ventes des deux premiers mois de l’année portent à croire que le marasme hivernal commence à se dissiper. D’ordinaire, les ventes de véhicules atteignent leur niveau le plus bas de l’année durant les mois d’hiver, généralement de décembre à février. Le temps des fêtes et les températures froides contribuent au ralentissement des ventes de véhicules neufs pour cette période. Le printemps et sa demande accrue en mai et juin donneront un meilleur aperçu de ce qui attend le marché pour le reste de l’année.


Tableau : Part de marché des voitures et des camions, en glissement annuel

Source : DesRosiers Automotive Consultants Inc.

Faits saillants – segments et constructeurs
Les ventes de Mazda sont celles qui ont baissé le plus en février, soit de 17,1 %. Hyundai et Kia étaient en tête de peloton avec des hausses à deux chiffres pour le mois de 14,6 % et 10,5 % respectivement. Mitsubishi a aussi affiché de bons résultats, soit une hausse de 4,3 % par rapport à février de l’an dernier. Du côté des véhicules de luxe, Genesis continue de faire des progrès, comme en témoigne une hausse de 176,7 % comparativement à l’an dernier. Lexus a connu un excellent rendement, comme en témoigne une hausse de 26,4 % alimentée principalement par les ventes du nouveau modèle UX lancé en janvier 2019. Volvo et Porsche ont aussi bien fait, avec des hausses respectives de 8,8 % et 6,6 %. Cependant, la plupart des marques de luxe ont reculé depuis l’an dernier, y compris Mercedes (↓20,6 %), BMW (↓13,9 %), Audi (↓27,6 %), Acura (↓11,1 %) et Infiniti (↓8,2 %).




La productivité recule au Québec



La productivité recule au Québec
        
 Source : Pierre Couture, Le journal de Québec.

Une croissance pratiquement nulle depuis quatre ans, révèle une étude de HEC.

Le Québec doit investir davantage en machinerie et en recherche et développement selon la dernière étude de HEC Montréal.

Le niveau de productivité au Québec n’a jamais été aussi préoccupant. Au cours des quatre dernières années, la croissance de la productivité des entreprises a été pratiquement nulle, révèle une étude de HEC Montréal.

« Non seulement on a frappé le mur, mais on est carrément dedans », signale le chercheur et directeur du Centre de la productivité et de la prospérité (CPP) – Fondation Walter J. Somers de HEC Montréal, Robert Gagné.

Selon ce dernier, il est très troublant de constater que la productivité des entreprises québécoises fait surtout du surplace. Dans son bilan 2018, le CPP note une croissance annuelle moyenne famélique de 0,1 % depuis quatre ans.

Résultat : non seulement les Québécois ont fini par être rattrapés par la lente croissance de leur économie, mais ils disposent maintenant du plus faible revenu disponible (28 455 $) par habitant au Canada et dans les pays industrialisés.

Le chercheur de HEC Montréal souligne qu’il y a 20 ans, le Québec se tirait beaucoup mieux d’affaire alors que le revenu disponible moyen des Québécois se retrouvait dans la moyenne canadienne. Ce n’est plus le cas.

Cercle vicieux

Et pour ceux qui aimeraient relativiser la situation en évoquant un coût de la vie plus faible au Québec par rapport à l’Ontario, par exemple, le constat reste le même.

La raison ? Les « riches » Québécois ont tout simplement moins d’argent que leurs vis-à-vis ontariens et non que les « pauvres » sont mieux nantis. Une majorité de ménages québécois dispose ainsi de moins d’argent pour consommer et épargner.

On assiste donc à un cercle vicieux où l’État québécois pour offrir des services à ses citoyens vient chercher davantage d’argent dans les poches des travailleurs. « Notre fiscalité est lourde parce qu’on est pauvre », signale M. Gagné.

Alors que la population du Québec vieillit rapidement et qu’on manque cruellement de nouveaux travailleurs, M. Gagné plaide pour des entreprises qui travaillent mieux.

Les entreprises québécoises sont celles qui investissent le moins en recherche et développement et en machinerie pour augmenter leurs parts de marché et leur productivité.

Main-d’œuvre

Tableaux et chiffres à l’appui, 95 % de la croissance du niveau de vie dans les économies les plus performantes depuis 1981 s’explique par des gains de productivité dans les entreprises.

La qualité de la main-d’œuvre est aussi un facteur préoccupant alors que les jeunes Québécois sont moins nombreux à fréquenter le système d’éducation après 15 ans.

Le nombre de jeunes qui étudient en formation professionnelle demeure très bas tout comme celui des diplômés universitaires.

FAVORISER L’ÉDUCATION, L’INNOVATION ET L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

S’intéressant depuis 10 ans à la recherche sur la productivité au Québec et dans le monde, Robert Gagné croit que le Québec doit cibler trois piliers de l’économie pour hausser la production et augmenter le pouvoir d’achat des Québécois, soit l’éducation, l’innovation et l’investissement privé.

1. Éducation

« Le Québec doit améliorer la qualité de sa main-d’œuvre. Avec une croissance d’à peine 9 % de ses dépenses réelles en éducation au cours des 10 dernières années, le Québec n’a clairement pas déployé l’effort financier requis pour augmenter la productivité de ses travailleurs. En investissant judicieusement en éducation, l’État pourrait éliminer deux entraves majeures à la productivité de la province : le décrochage scolaire et un taux de diplomation universitaire insuffisant, qui limitent actuellement la capacité de la province à innover. »

2. Innovation

« Le Québec doit investir davantage en machinerie et en recherche et développement (R-D). En 2016, la province a consacré 2171 $ par emploi à la R-D, un effort nettement moins substantiel que celui déployé par des pays tels que la Finlande, la Suède ou le Danemark, qui dépensent jusqu’à 90 % de plus que le Québec en R-D. Selon les chercheurs, la faiblesse relative des dépenses privées en R-D serait le reflet d’un problème constaté à plus grande échelle : de façon générale, les entreprises de la province investissent peu. »

3. Investissement privé

« La faiblesse relative des investissements en capital humain, en capital physique et en R-D a fini par se répercuter sur la performance des entreprises québécoises. Avec un investissement privé non résidentiel chiffré à 8212 $ par emploi en 2017, le Québec fait plutôt piètre figure face aux 20 pays de l’OCDE avec lesquels on le compare année après année, indique Robert Gagné. Par exemple, l’investissement privé en Finlande y était 1,7 fois plus élevé qu’au Québec et pourtant, ce pays était loin d’occuper la tête de ce classement. »


vendredi 15 mars 2019

La dette des canadiens surpasse maintenant leur revenu


La dette des canadiens surpasse maintenant leur revenu


Selon Statistique Canada, le montant dû par les Canadiens par rapport à leurs revenus a augmenté au quatrième trimestre de l’année dernière, la croissance de leurs dettes ayant légèrement dépassé celle de leurs revenus.
L’agence indique que la dette contractée par les ménages sur le marché du crédit en proportion du revenu disponible a augmenté pour s’établir à 178,5 % au quatrième trimestre.

Cela se compare à une proportion révisée de 178,3 % au troisième trimestre.

Autrement dit, il y avait 1,79 $ de dette sur le marché du crédit pour chaque dollar de revenu disponible des ménages.

La dette contractée sur les marchés du crédit, qui comprend le crédit à la consommation et les prêts hypothécaires et non hypothécaires, a totalisé près de 2,21 milliards $ au quatrième trimestre.

La dette hypothécaire a atteint 1439,9 milliards $, tandis que les crédits à la consommation et les prêts non hypothécaires totalisaient 769,4 milliards $.

Le ratio du service de la dette des ménages, qui correspond au total des paiements obligatoires de capital et d’intérêts en proportion du revenu disponible des ménages sur le marché du crédit, a augmenté pour atteindre 14,9 % au quatrième trimestre, contre 14,7 % au troisième trimestre.



jeudi 14 mars 2019



Toute la vérité sur la pénurie de main-d’œuvre au Québec!
 Source : Les Affaires

À votre avis, combien y a-t-il de postes à combler au Québec, en ce moment ?
Près de 120 000. Soit le double d’il y a deux ans, selon une étude de Desjardins signée par l’économiste principale Hélène Bégin.

C’est donc dire combien la situation est alarmante pour les employeurs québécois…

Pour bien saisir ce qui se passe, il convient de creuser dans les données, et de s’intéresser en particulier à un indicateur, celui du taux de postes vacants.

De quoi s’agit-il ? Du rapport, exprimé en pourcentage, entre d’une part le nombre de postes vacantes et d’autre part le total des postes occupés et vacants.

Autrement dit, il s’agit du pourcentage de postes vides quand on regarde l’ensemble des postes comblés et à combler, un peu comme lorsqu’on jette un coup d’œil dans un bureau pour noter le nombre de chaises inoccupées.


C’est ainsi qu’on découvre que les taux de postes vacants connaissent une grande disparité au Québec : la pire région à ce sujet est Chaudière-Appalaches, avec un taux dépassant les 4% ; suivent, par ordre de gravité, l’Abitibi-Témiscamingue, le Centre-du-Québec, la Capitale-Nationale et la Montérégie.
À noter que la région qui s’en sort le mieux est la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, avec un taux de 2%.

Sources: Statistique Canada et Desjardins, Études économiques; 2019.

Un point important est à relever : les difficultés d’embauche s’aggravent plus vite dans plusieurs régions du Québec qu’ailleurs au Canada. Ainsi, 7 des 10 régions économiques où le taux de postes vacants grimpe le plus vite au pays sont situées au Québec:


– Côte-Nord et Nord-du Québec


– Laurentides


– Saguenay–Lac-Saint-Jean


– Caribou (Colombie-Britannique)


– Lanaudière


– Bas-Saint-Laurent


– Montérégie


– Chaudière-Appalaches


– Campbellton (Nouveau-Brunswick)


– Moncton (Nouveau-Brunswick)


Maintenant, quelles sont les industries les plus touchées ? Là encore, il faut considérer le taux de postes vacants pour s’en faire une juste idée.
Les trois industries où les besoins en main-d’œuvre sont les plus criants au Québec sont alors :


– Hébergement et restauration (4,7%)


– Mines, pétrole et gaz (4,2%)


– Fabrication (4%)


Suivent, entre autres, le secteur des services professionnels ainsi que celui du transport et de l’entreposage.
Quant au secteur où le taux de postes vacants est le moins élevé, c’est celui de l’enseignement, qui dépasse à peine 1%.


La question saute aussitôt aux yeux : «Mais quel type de travailleur les employeurs québécois cherchent-ils tant ?»
À laquelle s’ajoutent, de toute évidence : «A-t-il un profil particulier ? Et si oui, lequel?»


Or, l’étude de Desjardins montre que:


– 35% des postes vacants ne requièrent aucune scolarité minimale;


– 23% des postes vacants requièrent simplement un diplôme d’études secondaires, ou un diplôme équivalent.


Par conséquent, près de 60% des postes vacants concernent des travailleurs n’ayant qu’un faible niveau de scolarité et peu d’expérience professionnelle.
Quant aux postes vacants nécessitant un diplôme universitaire, ils ne représentent qu’une part de 15%.


C’est clair, les employeurs québécois sont avant tout à la recherche de bras, et non pas de cerveaux.
Ce qui va, soit dit en passant, à contre-courant des politiques provinciale et fédérale en matière d’immigration, les immigrants diplômés étant systématiquement privilégiés depuis des décennies.


Enfin, un dernier point, et non des moindres : l’origine de la pénurie actuelle de main-d’œuvre au Québec. Quelle est-elle ?
«La croissance économique de près de 3% en 2017 au Québec a entraîné une forte création d’emplois, ce qui a épuré le bassin de main-d’œuvre disponible pour l’embauche, et ce qui a, par voie de conséquence, multiplié le nombre de postes vacants, note Mme Bégin. À cela s’ajoute le fait que la population des 15-64 ans – le bassin de main-d’œuvre disponible – a tendance à fléchir depuis 2011, un phénomène propre au Québec qui a pour effet d’accentuer les problèmes de recrutement.»


Bref, le portrait du marché du travail a changé drastiquement en l’espace de quelques années au Québec. Le taux de chômage, qui a atteint 5,5% l’an dernier, est le plus bas depuis les années 1960. Et cela a vidé la main-d’œuvre disponible, d’un coup d’un seul.


Résultat ?
Les employeurs québécois doivent s’attendre à vivre la pénurie pendant encore de longues années : «Une détérioration importante de la conjoncture économique pourrait renverser la tendance : une remontée du taux de chômage réduirait le taux de postes vacants, et rendrait l’embauche moins problématique pour les entreprises», estime l’économiste principale de Desjardins.


Il nous faudrait donc entrer en récession pendant un certain temps pour que la donne change sur le marché du travail.
«Toutefois, un tel scénario n’est pas à prévoir à court terme», souligne Mme Bégin. D’où la nécessité pour les employeurs de s’adapter au plus vite à la pénurie – changer de stratégie de recrutement, changer de vision à propos de l’immigration, changer de méthode de fidélisation des employés, etc. –, et donc d’arrêter de faire le dos en matière de recrutement en se disant que la tempête finira bien par passer. Sans quoi, il leur faudra se résoudre sous peu à mettre la clé sous la porte. Ni plus ni moins.


mercredi 13 mars 2019

La saison des remboursements d’impôt n’apportera pas la manne habituelle à l’industrie automobile en 2019



La saison des remboursements d’impôt n’apportera pas la manne habituelle à l’industrie automobile en 2019

Source : David Paris, J.D. Power

Partout au pays, les consommateurs rassemblent leurs documents fiscaux pour dépasser la date limite du 15 avril pour l'envoi de leurs déclarations à l'Internal Revenue Service. Pour les salariés qui n'ont pas connu de changement significatif dans leur statut d'emploi, c'est également la saison pour commencer à planifier la manière d'investir leur déclaration de revenus attendue.
Parallèlement, les concessionnaires d'automobiles ont mis en place leurs propres plans d'optimisation des stocks afin de répondre à une demande importante - et attendue - de la demande de véhicules neufs et d'occasion.

Cette année peut être un peu différente. Les modifications apportées au code des impôts - et plus important encore, aux pratiques de retenue à la source mises en œuvre automatiquement à la suite de la loi sur la réduction de l’impôt sur l’emploi, entrée en vigueur en 2018 - devraient réduire considérablement le montant des remboursements d’impôt escomptés.
Mise en contexte de la saison des remboursements

Pendant les années «normales», les secteurs des véhicules neufs et d'occasion bénéficient de la saison, car les consommateurs arrivent sur le marché armés d'acomptes en bonne santé via leur remboursement d'impôt.
L'année dernière - jusqu'à la fin du mois d'avril - le montant moyen des remboursements s'élevait à près de 2 800 dollars, ce qui a stimulé l'activité d'achat tout en renforçant les positions de prix de nombreux segments de véhicules traditionnels.
Cela a été un facteur particulièrement important - et à l’époque de l’année - pour les segments les moins onéreux du marché, tels que les voitures de petite et moyenne taille. Les acheteurs de ces véhicules ont généralement été plus sensibles aux problèmes d’abordabilité et ont souvent du mal à faire des acomptes afin de pouvoir bénéficier de conditions de financement favorables et de paiements mensuels.
Les remboursements d'impôts ont été une excellente ressource pour faire des acomptes.
Cependant, toutes les années ne sont pas normales. Il y a eu des années où les remboursements ont été retardés. Lorsque cela se produit, nous constatons un retard correspondant dans les pics d'activité d'achat. Cela a eu lieu en 2013 à la suite de la crise de Fiscal Cliff, qui a déclenché un arrêt partiel du gouvernement de 16 jours.
Une saison 2019 difficile

Jusqu'à présent, cette année a été extrêmement difficile. Alors que de nombreux Américains s'attendent à tort à recevoir des remboursements similaires en 2019, comme ils l'avaient fait l'année dernière, il est possible qu'ils reçoivent un remboursement inférieur cette saison des impôts.
La loi sur les réductions d’impôt et les emplois a apporté un certain nombre de changements grâce à la création de nouvelles tranches d’imposition et à des ajustements dans la manière dont les déductions détaillées sont traitées. 
Une grande partie de la population semble être surprise, reflétant un manque de compréhension de la manière dont les changements ont affecté leur retenue.
En réalité, les tableaux de retenue à la source ont été ajustés pour refléter les taux d’imposition plus bas. Cela signifie qu'au cours de l'année écoulée, un nombre important de contribuables ont en réalité reçu plus d'argent sous forme de chèques de paie réguliers et que leurs remboursements pourraient maintenant être moins importants.
Nous en voyons déjà les implications pour l’industrie automobile, alors que les nouvelles réalités deviennent évidentes pour les consommateurs qui comptent sur des remboursements d’impôt pour payer des factures importantes ou pour financer de gros achats, tels que des véhicules neufs ou usagés. 
Cela pourrait être un signe que les acheteurs potentiels retardent leurs achats ou sont confrontés à la nécessité de réduire leurs dépenses, ce qui les place dans une position moins favorable.
Bien qu'il soit trop tôt pour évaluer le plein effet de la saison de remboursement de la taxe 2019, un aperçu des implications commence à apparaître. 
Même dans le contexte d'un marché de l'automobile prévu plus doux pour 2019, l'incertitude liée aux remboursements a des conséquences néfastes.
Alors que JD Power analyse les tendances récentes des données de prix des véhicules d'occasion, nous n'observons pas la même vigueur des prix que celle que nous avons documentée au cours des années de remboursement de taxe «normales». 
Les prix des véhicules d'occasion n'ont pas encore connu la hausse habituelle observée pendant cette période. Quand ils le feront, nous ne sommes pas convaincus que nous verrons la flambée de la demande se manifester au même degré que par le passé.
Mise en garde aux marchands et concessionnaires automobile

JD Power conseille donc aux concessionnaires d’être prudents en surveillant attentivement la composition des stocks et en surveillant l’évolution de la demande des consommateurs.
C’est vraiment une année au cours de laquelle les performances passées pourraient ne pas être un indicateur fiable des rendements futurs. .
En fin de compte, nous prévoyons un ralentissement du segment du marché des véhicules d'occasion cette année par rapport à 2018.
Les prix devraient reculer d'environ 3% cette année. 
La dernière chose que les concessionnaires voudront faire est de s’asseoir sur des stocks qui se déprécient trop, surtout en cette période incertaine de remboursement des impôts.