mercredi 18 mars 2020

Honda suspend complètement toute la production de véhicule en Amérique du Nord pour une période de 6 jours.



Honda arrête complètement la production nord-américaine pendant 6 jours
Source : DAVID SHEPARDSON, Reuters


Honda Motor Co. a annoncé mercredi qu'elle  suspendait  temporairement la production en Amérique du Nord pendant six jours en raison de la baisse prévue des ventes d'automobiles en raison de l'épidémie de coronavirus et qu'elle réduira la production d'environ 40 000 véhicules.
Le constructeur japonais suspendra sa production pendant six jours à compter du 23 mars et prévoit de reprendre la production le 31 mars.
Il suspend également ses activités dans les usines de transmission et de moteurs en Amérique du Nord. Honda continuera de payer la totalité de ses associés et elle utilisera la pause pour continuer le nettoyage en profondeur de ses installations de production et de ses espaces communs. 
Honda construit la berline Civic et le CR-V dans deux usines à Alliston, en Ontario. Il y a également une usine de moteurs.


mardi 17 mars 2020

Mise au point des fermetures d'usines automobile en Europe



Tour d'horizon des fermetures d'usines en Europe
Source : Automotive News

IMPRESSION
Le groupe Volkswagen et Toyota se sont joints aux constructeurs automobiles, notamment au groupe PSA et à Renault, pour suspendre la production en Europe à mesure que l'impact du coronavirus s'aggrave.
Voici un aperçu de la façon dont la production est affectée chez les principaux constructeurs automobiles de la région. 
Groupe Volkswagen
La production sera arrêtée à Pampelune en Espagne, à Setubal au Portugal et à Bratislava en Slovaquie avant la fin de la semaine.
La plupart des autres usines allemandes et européennes du constructeur automobile se préparent à suspendre la production, probablement pendant deux semaines.
Audi a annoncé qu'elle arrêterait la production dans ses usines d'Ingostadt et de Neckarsulm, en Allemagne; Bruxelles, Belgique; et Gyor, Hongrie d'ici lundi.
L'unité espagnole de VW, Seat, a interrompu toute production mardi.
Skoda a réduit la production dans ses usines tchèques, selon des rapports.
Lamborghini arrête la production dans son usine en Italie jusqu'au 25 mars.  
Toyota
Toyota a annoncé qu'elle arrêterait la production à son usine de Valenciennes, en France, à partir de mercredi pour une période indéterminée. L'usine construit la berline Yaris.
Le constructeur ferme ses activités pendant deux semaines dans son usine d'Ovar, au Portugal, où il construit le Land Cruiser en faibles volumes pour l'exportation en dehors de l'Europe.
Groupe PSA
Le groupe PSA ferme ses usines européennes jusqu'au 27 mars en raison de la perturbation des livraisons de pièces des principaux fournisseurs et de la baisse soudaine des marchés.  
Cette décision concerne les usines de construction de véhicules Peugeot, Citroën et DS, ainsi que les usines d'Opel en Allemagne et en Pologne, et les usines de Vauxhall au Royaume-Uni.
Renault
Renault a annoncé la fermeture de ses sites industriels en France de lundi soir jusqu'à nouvel ordre. La situation dans d'autres usines en Europe dépendra des conditions dans chaque pays, a déclaré Renault.  
Fiat Chrysler Automobiles  
Le constructeur automobile suspend la production de ses unités Fiat et Maserati jusqu'au 27 mars dans les usines italiennes de Melfi, Pomigliano, Cassino, Mirafiori, Grugliasco et Modena.  
Les usines de FCA à Kragujevac, en Serbie, et à Tychy, en Pologne, fermeront également leurs portes. 
Gué  
Ford a fermé lundi son usine espagnole de Valence pendant une semaine.  
Ferrari  
Ferrari a fermé ses deux usines jusqu'au 27 mars.  
BMW
BMW a déclaré que ses usines européennes fonctionnent normalement.
Volvo
Volvo a déclaré que ses usines suédoises ne sont pas affectées par le coronavirus à ce stade.


Pensée du jour...


Joyeuse St-Patrick a tous et a toutes...


dimanche 15 mars 2020

Merci...

Un énorme merci a tous ceux et celles qui sont fidèles au poste durant cette période difficile, malgré la fatigue et le découragement...


samedi 14 mars 2020

Évolution et Importance du commerce internet au détail au Canada.



Évolution et Importance du commerce internet au détail au Canada.

Source : J.Clément , 23 juil.2019

Le marché du commerce électronique, où les consommateurs et les entreprises peuvent acheter et vendre des produits et des services exclusivement par le biais de canaux électroniques, n'a cessé de se développer au cours de la dernière décennie.

En fait, les ventes au détail du commerce électronique mondial devraient passer de 2,3 billions de dollars américains en 2017 à près de 4,9 billions en 2021.


En 2018, les ventes du commerce de détail au Canada s'élevaient à près de 1,6 milliard de dollars canadiens et les revenus générés sur le marché du commerce électronique de détail devrait dépasser 55 milliards de dollars canadiens d'ici 2023, contre 40 milliards en 2018.


Parmi les catégories d'achats en ligne les plus populaires au Canada, mentionnons la mode, les voyages et les articles ménagers.

 Les raisons les plus courantes des achats en ligne par opposition aux achats en personne selon les acheteurs en ligne au Canada sont assez similaires à celles d'autres pays, à savoir une meilleure variété de produits en ligne, un gain de temps et des économies d'argent.

 Les acheteurs en ligne canadiens sont également intéressés à magasiner à l'étranger pour obtenir de meilleures offres en ligne .

Les Canadiens hésitent toujours à effectuer des paiements en ligne, 18 pour cent admettant qu'ils se sentent très mal à l'aise d'effectuer des achats numériques., cependant, cette attitude n'a pas empêché les Canadiens de faire preuve d'une plus grande confiance lorsqu'ils achètent en ligne


 La proportion de Canadiens qui stockent leurs coordonnées sur Internet diminue avec l'âge, avec seulement 22% des Canadiens de 65 ans et plus déclarant l'avoir fait

 D'autres actions de paiement en ligne et mobiles populaires au Canada impliquaient l'utilisation de cartes de crédit, les services P2P ainsi que PayPal.

 Parmi ceux qui achètent en ligne, environ 17 pour cent admettent avoir dépensé plus de 2000 dollars canadiens, tandis que pour 25 pour cent des acheteurs numériques, le montant annuel moyen dépensé en ligne ne dépasse pas 500 dollars.

Il y a également une nette augmentation du nombre de Canadiens qui sont heureux d'utiliser des méthodes de paiement plus sophistiquées et non traditionnelles. On estime que d'ici 2020, le pourcentage d' utilisateurs de smartphones utilisant des portefeuilles mobiles des grandes entreprises technologiquesau Canada aura presque doublé pour atteindre 15%, en hausse par rapport à 7% en 2016.

Dans l'ensemble, les Canadiens manifestent une volonté toujours croissante d'embrasser le monde du commerce électronique, deviennent plus réceptifs aux méthodes de paiement nouvelles et innovantes et se développent de plus en plus Stockage des données et achat en ligne en toute confiance



. Bien que les progrès dans l'industrie du commerce électronique au Canada aient été quelque peu lents, les prévisions du marché suggèrent que l'industrie devrait connaître une croissance importante au cours des prochaines années.



 Si davantage de détaillants et de consommateurs canadiens commencent à explorer et à utiliser les avantages du commerce électronique, ces prévisions pourraient se concrétiser.

mardi 10 mars 2020

L'importance de votre nom d'entreprise en marketing digital automobile.



L'importance de votre nom d'entreprise en marketing digital automobile.


Source : Andy Macleay, .dealer Domains

Le fait que l'industrie automobile conditionne les consommateurs à effectuer la plupart de leurs recherches et à acheter en ligne n'est pas contesté.

Ce qui est discutable, cependant, c'est de savoir si nous facilitons l'adoption de ce nouveau comportement. Près de 100% du budget et de la stratégie marketing des concessionnaires ou des OEM (à la fois traditionnels et numériques) sont orientés vers la conduite des affaires vers le site Web.

Mais en tant qu'industrie, nous avons oublié l'un des principes les plus élémentaires du marketing qui crée un vent contraire inutile dans le flux de trafic vers la destination URL: l'importance du rappel de la marque.

Il y a plusieurs raisons à cela. 1) personne ne remet en question l'approche du domaine .com car nous ne pensons pas à long terme à la manière dont Internet devra se catégoriser; 2) nous nous attendons à ce que Google le trouve pour nous.

Commençons par Google.

En vérité, en tant que l'une des plus grandes entreprises du monde, Google fait un travail remarquable pour trouver et orienter les acheteurs vers des sites Web et du contenu pertinent - pour la plupart.

Google ne fait pas toujours les choses correctement, et comment pourraient-ils le faire? Il y a 140 millions de noms de domaine .COM!

Google doit construire l'IA, les algorithmes et la puissance humaine pour trier votre nom parmi les millions d'entreprises telles que les fleuristes, les téléphones portables, les OEM, les chaussures, les sites pour adultes, les livres, l'immobilier, sans oublier de faire en sorte que votre concession se démarque de vos concurrents .

 Les concessionnaires sont trop rapides pour céder les rênes à Google et perdent ainsi le contrôle de leur propre marque durement gagnée ou de leur identité géographique.
Nous comptons sur Google pour faire ce qu'ils font si bien et soutenir nos entreprises, et nous les rémunérons généralement par la publicité, et nous pensons que c'est aussi bien que possible.

Mais que se passerait-il si les concessionnaires pouvaient reprendre un tout petit peu de ce contrôle? Et si vous pouviez aider Google à être plus précis et aider vos clients à se rappeler qui ils recherchent et où?
Cela me ramène à mon point précédent sur l'approche du domaine .com. Pour accéder à l'avenir d'Internet, nous devons nous pencher un peu sur le passé et les principales intentions pour lesquelles les noms de domaine sont essentiellement intégrés à .com.

Voici une partie de ce que Wikipedia dit sur le sujet : Le nom de domaine .com est un domaine de premier niveau (TLD) dans le système de noms de domaine d'Internet. Ajouté en 1985, son nom est dérivé du mot commercial, indiquant sa destination initiale pour les domaines enregistrés par des organisations commerciales.

 Plus tard, le domaine s'est ouvert à des fins générales.

Internet est une galaxie sans fin de contenu, et la catégorisation de son contenu est inévitable et a déjà commencé à germer. Je crois que nous finirons par être poussés vers quelque chose de plus que .com car il sera impératif pour les entreprises de définir plus précisément les segments commerciaux ou non commerciaux dans lesquels chaque URL réside. Certaines marques avant-gardistes et bien préparées se différencient déjà avec une URL qui définit leur segment commercial ou non commercial.
La question est donc la suivante: l' utilisation d'un nouveau TLD sera-t-elle bénéfique ou préjudiciable à mon entreprise?  

Tournons-nous vers Google pour obtenir des conseils ici car, soyons honnêtes, ils ont quelques bonnes pratiques que nous pourrions tous apprendre. Voici comment Google le perçoit: "L'utilisation d'une nouvelle terminaison de domaine ne nuira pas à votre présence sur le Réseau de Recherche. " C'est ce que dit Google.


samedi 29 février 2020

Les secrets du Storytelling et son effet sur le cerveau.



Les secrets du Storytelling et son effet sur le cerveau.


Le Storytelling prend de plus en plus d’importance dans l’industrie et dans nos vies de tous les jours.
Nous connaissons tous déjà les contenus des histoires et des idées que les marques publient, examinons maintenant la science qui se cache derrière le storytelling. 
La Storytelling n'est pas un concept nouveau.
Les marques de toutes tailles reconnaissent la nécessité de capter l’attention de leurs clients et leurs prospects via la méthode séculaire du Storytelling.
 «L’art de raconter une histoire dans le cadre d'initiatives de marketing direct et indirect est devenue une priorité stratégique».
4 avantages d’utiliser le Storytelling dans vos présentations de vente
1. Transmettez votre personnalité
Le storytelling est la plate-forme idéale pour laisser transparaître la personnalité de votre marque.
Non pas en vendant bien sûr, mais via les histoires que vous racontez, qu'elles soient créées par la marque elle-même, via les utilisateurs ou une combinaison des deux.
N'ayez jamais peur de laisser transparaître clairement la personnalité de votre marque via la Storytelling.
Rappelez-vous que c'est la personnalité de votre marque que vous partagez, pas celle de certains individus, pas une équipe de marketing, etc.
Vos clients veulent voir et expérimenter la personnalité de votre marque.
2. Amenez votre marque en tête
 «La Storytelling dans l’industrie automobile a joué un rôle clé dans les campagnes de marketing pendant un certain temps, en particulier depuis l’avènement des médias interactifs et sociaux.
Cela peut être quelque chose de métaphorique, mais simple, comme un voyage, quelque chose de plus profond, avec l'utilisation de rôles et une intrigue pour les plus aventureux.
Représenter votre marque en tant que protagoniste dans les deux cas est essentiel. ”
En faisant cela, vous vous assurerez que la marque est intrinsèquement liée au message de l'histoire.
Cela peut aller de faire en sorte que votre marque soit connue pour fournir des résultats de qualité, pour peut-être placer la marque au-dessus de ses rivaux, que ce soit en tant que champion, franc-tireur ou les deux.
Dans les deux cas, la marque doit se démarquer, ce qui semble simple, mais peut facilement être oublié, en particulier dans une histoire compliquée.
3. Frappez le quotient émotionnel
Le Storytelling en soi est peut-être le meilleur moyen de toucher cet accord émotionnel avec vos clients.
Racontez des histoires réelles ou à tout le moins basées sur de vraies histoires et racontez-les d'une manière qui évoque des sentiments, des émotions, etc.
N'essayez en aucun cas d'atteindre ce niveau émotionnel juste pour le toucher, car les consommateurs verront à travers vous.
«Nous savons que pour la plupart des gens, il est difficile de rester en forme et de maintenir un mode de vie sain.
Nous devons donc inspirer nos lecteurs et nos clients à l’aide d’histoires»
 «Des histoires de gens ordinaires qui ont cassé de mauvaises habitudes de manière extraordinaire, des histoires sur la façon dont nous nous sentons parfois trop paresseux ou trop occupés pour aller à la gym.
Nous n'avons pas de problème avec la vulnérabilité et cela touche nos lecteurs émotionnellement et les mettent en mode action.
Soyez authentique. Soyez honnête, Soyez réel.
"Les humains ont toujours aimé les bonnes histoires",
"Et les professionnels du marketing utilisent ce fait à leur avantage. N'écrivez pas de fausses histoires et ne prétendez jamais qu'une histoire est vraie alors que tout le monde sait qu'elle ne l'est pas."
4. Continuez à revenir avec plus
Toute marque sur la planète souhaite que ses clients et ses prospects reviennent pour plus.
Et le «plus» peut se manifester de plusieurs manières, y compris les ventes bien sûr, mais cela vieillit vite.
Une meilleure façon de les faire revenir est de raconter des histoires.
«Lorsque nous lisons une histoire, non seulement les parties de notre cerveau s’éclairent, mais toute autre partie du cerveau que nous utiliserions si nous vivions réellement activé aussi. "
Considérez le fait que les Américains seuls consomment plus de 100 000 mots numériques chaque jour, mais 92% disent qu'ils veulent que les marques racontent des histoires parmi tous ces mots.
Alors ne présentez pas une statistique après l'autre aux consommateurs: racontez-leur plutôt une histoire!
"Arrêtez d'ennuyer tout le monde avec juste des chiffres"
"Don’t sell a car, Tell a Story…"
Tout le monde à des statistiques à partager, il suffit de faire preuve de créativité dans la façon de les partager."
Comme une image vaut milles mots, laissons donc parler les images;





vendredi 28 février 2020

Coronavirus : Chronique d’un krach boursier inévitable?

Coronavirus : Chronique d’un krach boursier inévitable?

Source : Gaël Vaillant, JDD.
La panique semble s'être emparée des marchés mondiaux, les Bourses européennes dévissant à l'ouverture vendredi, sous la menace des conséquences de l'épidémie de coronavirus. Mais il est encore trop tôt pour prédire qu'il y aura un krach boursier.
C'est une semaine noire pour la planète finance.

Dans le sillage des bourses asiatiques, les places européennes ont accusé une baisse moyenne de 12 à 13% depuis lundi.

C'est la plus importante chute depuis la crise mondiale de 2008-2009.

A Wall Street, baromètre de la finance mondiale, les indices dévissent également (-4,42% pour le Dow Jones et le S&P 500, -4,61% pour le Nasdaq à la clôture jeudi soir).

La faute au coronavirus dont les conséquences sur les économies font trembler les investisseurs.

Autre signe inquiétant, le niveau de l'indice de volatilité VIX (que les spécialistes surnomment "l'indice de la peur") est au plus haut depuis 2011, année où sévissait la crise des dettes publiques dans la zone euro.

Faut-il s'attendre à un krach boursier dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures?

Rien n'est encore sûr.

La baisse observée cette semaine pourrait même n'être qu'une simple correction.
Dans l'attente d'un krash financier
Un petit rappel lexical s'impose. Comme l'explique Marc Fiorentino, spécialiste des marchés financiers, il y a trois niveaux de crise financière :
1.  La correction : "Quand les marchés baissent de 10% - c'est ce que nous avons eu ces derniers jours -, on parle de correction. Une fois celle-ci opérée, les marchés remontent."
2.  Le marché baissier (Bear Market) : "Quand les marchés baissent de 20%, on dit qu'on entre en territoire baissier. Cela créé de l'incertitude et, sans réaction de la part des autorités et des acteurs financiers, cela peut mener au krach."
3.  Le krach : "Il n'y a pas de pourcentage précis pour un krach. Il s'agit plutôt du moment où il y a un effondrement brutal des marchés. C'est la rapidité de la baisse qui va donc permettre de définir le krach."
Il est difficile de prédire un krach boursier, mais les spécialistes des marchés savent en détecter les signes prémonitoires.

Et l'un d'entre eux est d'ores et déjà avéré : la correction opérée cette semaine est l'une des plus rapides de l'histoire du CAC 40.
Cette rapidité est le signe d'un emballement, un des signes précurseurs du krach.
Le coronavirus n'est pas la cause de la chute des marchés, c'est le catalyseur
Mais, paradoxalement, cette chute était attendue depuis longtemps. 
"Nous sommes dans une situation macroéconomique très fragile depuis de nombreux mois, explique Anne-Laure Delatte, responsable de l'équipe macro et finance au CEPII  (Centre d'études prospectives et d'informations internationales).
On échappe à la récession grâce aux banques centrales qui soutiennent considérablement l'activité économique, mais cette capacité de soutien pourrait avoir des limites.
Depuis plus d'un an, tous les acteurs ne se demandent pas s'il va y avoir une crise, mais quand celle-ci va intervenir."
Le rôle déterminant des banques centrales
"Le coronavirus n'est pas la cause de la chute des marchés, c'est le catalyseur, abonde Marc Fiorentino, c'est l'étincelle qui déclenche un phénomène qu'on attend déjà depuis longtemps."
Ce serait la première fois de l'histoire des bourses qu'une crise sanitaire engendre une crise financière.
"Les dernières épidémies (Sras, grippe aviaire, Ebola…) ont eu lieu à un moment où les chaînes de valeur n'étaient pas aussi intégrées, explique Anne-Laure Delatte.
Une chaîne de valeur, c'est l'interdépendance dans la chaîne de production entre une série de pays.
Par exemple, la Chine fabrique et envoie des pièces détachées dans un pays de l'Europe de l'Est qui les assemble, exporte vers l'Allemagne ou la France qui achèvent le processus de fabrication sur place. Aujourd'hui, quand la Chine arrête une usine, des usines s'arrêtent aussi dans un certain nombre de pays".
Les États et les acteurs du monde financier ont conscience de cette interdépendance.
Si les bourses chutent aujourd'hui, ce n'est pas forcément synonyme de panique. 
"Les investisseurs se préparent au pire, provoquant ainsi la baisse actuelle. Mais si le pire n'arrive pas, cette forte baisse ne sera qu'une correction et la tendance haussière reprendra", complète la chercheuse du CEPII.
Les gouvernements doivent trouver le bon compromis en gérant la crise sanitaire tout en faisant attention aux effets d'annonce
Ce sont désormais aux banques centrales d'agir pour juguler la crise, si elles décident de maintenir le niveau de liquidités dans l'économie, la perspective de krach devrait s'éloigner.
Mais, pour faire fonctionner la planche à billets, le moyen le plus efficace reste la baisse des taux.
"Or, la plupart des banques centrales n'ont plus vraiment de munition, les taux en Europe par exemple étant déjà autour de zéro", souligne Marc Fiorentino. Selon lui, "seuls la Chine et les États-Unis ont encore des marges de manœuvre".
Les États européens impuissants?
En Europe, la situation est d'autant plus compliquée que trois signes inquiètent les spécialistes :
·         Le dossier du Brexit n'est toujours pas réglé.
·         Les banques italiennes sont toujours très fragiles.
·         Et surtout, l'économie allemande est au bord de la panne, avec une croissance de 0,6% en 2019.
Le continent européen se trouve donc contraint d'attendre les décisions prises à Pékin et Washington. Et, dans cette période d'incertitudes, les exécutifs sont contraints à l'inaction.
"D'un côté, les gouvernements ont envie de rassurer leur population et d'endiguer la pandémie, par des mesures de confinement par exemple. Et de l'autre côté, ils ne doivent pas être trop catastrophistes pour éviter de paniquer les marchés, résume Anne-Laure Delatte.
Il leur faut donc trouver le bon compromis en gérant la crise sanitaire tout en faisant attention aux effets d'annonce [vis-à-vis des investisseurs]."